La plus ancienne crémation connue au Proche-Orient remonte à 7,000 av.

L'analyse de crémations vieilles de 9,000 XNUMX ans provenant d'un site néolithique du nord d'Israël indique la première crémation intentionnelle au Moyen-Orient.

La crémation est une méthode courante qui existe depuis des milliers d'années et qui est encore largement utilisée dans de nombreuses régions du monde pour se débarrasser des restes humains. Mais avez-vous déjà réfléchi au moment et à l'endroit où la pratique de la crémation a vu le jour ?

La plus ancienne crémation connue au Proche-Orient remonte à 7,000 av.
Section du site de Beisamoun où le bûcher est visible Crédit : © Mission Beisamoun

Selon une étude révolutionnaire, la première crémation connue au Proche-Orient remonte à 7,000 XNUMX av. Cette découverte étonnante met en lumière un changement crucial qui a eu lieu dans les pratiques funéraires des civilisations anciennes et donne un nouvel aperçu des croyances et des pratiques des cultures anciennes.

Lors de la fouille de la colonie néolithique de Beisamoun dans la haute vallée du Jourdain au nord d'Israël en 2013, les chercheurs ont découvert le site funéraire inhabituel. Selon la chercheuse principale de l'étude, Fanny Bocquentin, le trou funéraire comptait au total 355 morceaux d'os, dont la majorité avaient été brûlés.

D'après l'étude mise en ligne le 12 août 2020 dans l'open-access revue PLOS ONE par Fanny Bocquentin du Centre national français de la recherche scientifique (CNRS) et ses collègues, les peuples anciens du Proche-Orient avaient commencé la pratique de l'incinération intentionnelle de leurs morts au début du 7e millénaire avant notre ère.

Des fouilles sur le site néolithique de Beisamoun, dans le nord d'Israël, ont révélé une ancienne fosse de crémation contenant les ossements d'un cadavre qui semble avoir été intentionnellement brûlé dans le cadre d'une pratique funéraire. Ces os ont été directement datés entre 7,031 et 6,700 av. J.-C. (au cours de la culture pré-poterie néolithique C), ce qui en fait le plus ancien cas de crémation connu du Proche-Orient.

La plus ancienne crémation connue au Proche-Orient remonte à 7,000 av.
Image d'os in situ : A. Segment de squelette axial : côtes et vertèbres exposées au milieu de la structure. B. droit coxal in situ ; conservé presque complet par un morceau de mur en terre effondré (voir Fig 2D). C. Quatre phalanges proximales de la pédale droite trouvées directement sous la coxale droite. © Bocquentin 2020 PLOS ONE

Les restes sont pour la plupart le squelette d'un jeune adulte, mais leur sexe et leur taille restent un mystère (les os restants étaient trop endommagés pour être déterminés, a déclaré la chercheuse principale Fanny Bocquentin). Les os montrent des signes d'avoir été torréfiés à des températures supérieures à 500°C peu de temps après la mort, et ils sont logés dans une fosse avec un toit ouvert et de solides parois isolantes.

Les fragments de plantes microscopiques découverts à l'intérieur du bûcher sont très probablement des restes du combustible du feu. Cette preuve amène les auteurs à croire qu'il s'agissait d'une crémation délibérée d'un cadavre frais, plutôt que de la combustion d'os séchés ou d'un malheureux incendie.

Cette crémation précoce arrive à un moment critique des pratiques funéraires dans cette partie du monde. Les anciennes coutumes, telles que l'enlèvement du crâne du mort et l'enterrement des morts au sein de la communauté, disparaissaient, tandis que de nouvelles pratiques, telles que la crémation, faisaient leur apparition. Ce changement dans la pratique funéraire peut également indiquer un changement dans les rituels entourant la mort et le statut du défunt au sein de la société. Un examen plus approfondi d'autres sites de crémation communs dans la région sera utile pour expliquer cette importante transition culturelle.

Bocquentin dit : "Le traitement funéraire impliquait la crémation in situ dans un bûcher d'un jeune adulte qui avait déjà survécu à une blessure par projectile en silex - l'inventaire des ossements et leur position relative appuient fortement le dépôt d'un cadavre articulé et non d'os disloqués." Elle ajoute, "C'est une redéfinition de la place des morts au village et dans la société."

En conclusion, l'étude de Fanny Boquentin apporte un éclairage intéressant sur la pratique ancienne de la crémation au Proche-Orient. Au fur et à mesure que nous continuons à en apprendre davantage sur les civilisations anciennes, nous acquérons une plus grande appréciation de la riche histoire de notre monde et de la manière dont nos ancêtres ont vécu et sont morts. Cette étude est un aperçu fascinant du passé et un rappel de la complexité de notre histoire humaine.

Avec des recherches plus approfondies, nous pouvons acquérir une meilleure compréhension de l'évolution des coutumes et traditions humaines et de la façon dont elles ont façonné nos sociétés et nos croyances à travers l'histoire. Cette étude n'est qu'un exemple du travail crucial accompli pour percer les mystères de notre passé.